Talking

Se faire opérer

J’ecris en live depuis la salle d’attente de l’unité de chirurgie ambulatoire du CHU de Nantes.

C’est un peu un Vlog à lire.

Allez. Pourquoi pas ?

C’est toujours difficile d’imaginer ce qu’il va se passer une fois endormi. Nous ne sommes pas médecin et encore moins chirurgien. Nous n’avons aucune idée des gestes exacts, de la manière de faire.

À part si vous êtes un fervent spectateur de « Allo Docteur » où ils n’hésitent pas à tout montrer. D’ailleurs, je suis tombée de nombreuses fois sur cette émission en mangeant et je dois dire que ça m’a coupé l’appétit. Je sais, c’est la réalité, il faut rationaliser, c’est la réalité tout ça mais bon on a pas tous envie de connaître ce point de vu. Pourtant, ils font attention de ne pas diffuser ces images à midi pétante mais comme je suis un peu espagnole à mes heures perdues, je n’y coupe pas.

Que voulez-vous… Mais je m’égare là. Pardon.

Le geste

Ce dont je souhaitais vous parler c’est de la dimension intrusive qu’est une chirurgie. Peu importe laquelle.

Ne vous inquiétez pas, je ne me fais pas opérer du cœur. C’est une petite opération de rien du tout comparé à ce qui se joue tous les jours sur la table au quatre coin du monde.

Exit l’expression « le billard », j’aime trop cette activité pour l’affilié à quelque chose qui n’est pas très sympathique à vivre.

Malgré tout, cela comporte toujours des risques. Il faut en être conscient, sans pour autant se ronger les ongles toute la nuit durant !

Si vous êtes sous anesthésie générale, votre conscient ne sera pas là mais votre inconscient, lui, sera présent. Il va savoir tout ce qu’il va se passer et gardera tout en mémoire. Tout ceci sera caché dans un coin de votre cerveau.

Idéalement, si l’on peut passer un acte chirurgical sous anesthésie locale, c’est toujours mieux. Mais je sais que beaucoup, et moi-même comprise, ne supportons pas d’être présent. De plus, certains actes sont extrêmement désagréables. Ce qui rend la tâche beaucoup plus difficile pour le chirurgien. C’est un point à noter. C’est plus facile donc l’anesthésie générale est appliquée en priorité dans notre pays développé…

À chacun de se faire son propre avis là dessus.

Se préparer

Il existe une communauté de personnes qui pense que certaines chirurgies ne sont pas nécessaires. Que l’acte chirurgical est trop intrusif et qu’à terme cela peut engendrer beaucoup de désagréments.

En médecine moderne, il y a beaucoup de sujets qui sont controversés.

Je suis plutôt de cet avis. Cependant, je trouve qu’il est parfois nécessaire de passer par là pour éviter des conséquences plus grave des années plus tard.

Si l’on part d’un point de vu intuitif on peut clairement dire que ce n’est pas naturel de se faire opérer sous anesthésie. L’être humain n’a pas la faculté de s’endormir aussi profondément et subir les gestes qu’on imagine sans se réveiller.

D’où la nécessité de se préparer en amont.

Le système est plutôt bien fait (sans doute malgré lui) car vous allez passer par différentes étapes qui vont vous préparer psychologiquement.

Mon conseil

Ne negligez rien ! Je me suis faites opérer plusieurs fois dans un laps de temps très court (1 an), avec des opérations assez importantes et avec le recul, je peux dire que pour éviter le stress et les désagréments, il vaut mieux avoir toutes les informations.

Sachez que les médecins, chirurgiens ou autre personnel médical sont tellements habitués à pratiquer qu’il arrive souvent qu’il ne vous disent pas tout dans le moindre détail.

Pour eux, c’est la routine. Et parfois ils oublient que pour les patients ce n’est pas le cas.

Le 1 er rdv avec votre spécialiste

C’est pendant celui-ci que la nouvelle tombe. Elle est plus ou moins bonne. Ou en tout cas, on vous annonce dès le départ le type d’opération (sa rareté ou sa banalité), le résultat voulu et les risques.

À vous de faire la balance et de faire votre choix. D’ailleurs, si vous n’avez pas envie de vous faire opérer, personne ne peut décider pour vous.

N’hésitez pas à demander un maximum d’informations sur ce qu’on va vous faire. À moins que vous ne tourniez de l’œil à la moindre explication.

Pour l’anecdote, je ne suis toujours pas capable d’expliquer clairement la première opération qui m’a été faite au poumon. Je ne visualise pas vraiment. Ni son nom exact d’ailleurs. Et le charabia médical sur les rapports n’aide pas vraiment hors contexte.

Le rdv chez l’anesthésiste

Quelques jours ou semaines avant votre opération, vous allez rencontrer un médecin spécialisé dans ce domaine (ce n’est pas forcément lui qui vous endormira le jour j). Lui, il connaît son job, les medicaments etc…

Mais vous ?

Sachez que les produits utilisés sont différents selon le type d’operation. Ils ne sont pas tous identiques. Parfois, ce sont des médicaments dérivés des opiacés et parfois non. Si vous avez la moindre dépendance (ou une sensibilité), il est extrêmement important d’en parler sans honte. Cela peut avoir des conséquences sur votre avenir car certains produits sont plus actifs que d’autres !

Il peuvent même être différents selon les établissements de santé. Dans les unités universitaires, des études peuvent être en cours pour tester de nouvelles méthodes. Renseignez-vous.

Si c’est votre première fois, je vous conseille de demander quel genre de produit va vous être administrer. De prendre le temps d’en parler et si vous sortez avec des doutes, des questions sans réponse :

Demandez un second rendez-vous.

N’ayez pas peur. La secrétaire ni le personnel ne va pas vous manger. C’est vous le patient, c’est vous qui vous faites opérer, c’est vous qui ne savez pas. Pas eux. Eux, leur job c’est de vous expliquer correctement et de vous rassurer.

Logiquement, plus vous en savez moins vous aurez d’inquiétude. Le fait de savoir ce qu’il va se passer prépare votre cerveau à subir des chocs. C’est d’ailleurs pour ça que toutes les personnes au bloc se présentent à vous. Pour que vous sachiez qui va intervenir sur votre corps et que votre cerveau l’assimile.

Mais évidemment ça depend des personnes. Si vous êtes du genre à être plus détendu si vous ne savez rien, soit.

Pour aller plus loin

Pour se préparer à cet envahissement corporel, la méditation est d’une grande aide.

Inspirer, respirer et visualiser. Quelques séances peuvent suffir à se préparer mentalement à une intervention. Surtout si c’est la première fois.

Si vous angoisser juste à l’idée de vous faire poser une perfusion, ou de vous faire opérer, la sophrologie est une pratique qui aide énormément également.

Enfin, si vous avez la phobie des hôpitaux, l’hypnose peut vous permettre de dépasser votre peur. Ou en tout cas de la minimiser.

La liste est non exhaustive bien entendu ;).

J’espère que cet article que j’ai écrit « à chaud » vous a plu, et qu’il vous aidera si une opération vous est recommandée un jour.